Un peu d’histoire…

Comme tous les ans, M. Jacky MARCELOT retrace une partie de l’histoire de notre commune.

Jacky MARCELOT Décembre 2020

À LA RECHERCHE D’UN TEMPS OUBLIÉ

Depuis plus de 150 ans, une tombe en terre dotée d’une stèle en pierre volcanique surmontée d’une croix a été dressée dans la première travée du cimetière d’Azérables, en léger débord sur l’allée.
Cette tombe intrigue car elle se distingue des sépultures anciennes du pays, le plus souvent construites en granit. Plusieurs Drabléziens souhaitaient connaitre son origine et si possible qui était inhumé dans
cette concession perpétuelle. Les inscriptions qui y figurent n’étaient pratiquement plus lisibles sous les mousses et lichens et l’usure du temps. Une « main charitable » entreprit l’an passé de la nettoyer. Elle dévoila en pointe la présence en relief d’un calice soutenu par deux ailes et l’épitaphe gravée suivante réapparut « Ici repose François Vallanet – Curé d’Azérables mort le 20 septembre 1865 ».

Il devenait alors opportun de connaitre les origines de ce prêtre et si possible de découvrir sa vie pastorale. La tâche n’était pas aisée car il n’avait pas laissé de souvenirs dans la mémoire des habitants.
Mes recherches ont cependant permis d’identifier son parcours et de vous faire partager un nouvel épisode de notre histoire locale.
Il constitue le dernier maillon d’une époque encore figée sur elle-même, mais espérant un monde meilleur. Celui-ci allait bientôt s’ouvrir sur des changements radicaux, dans le développement de la commune, son urbanisation, la scolarisation, le désenclavement rural et une hausse de la démographie sans précédent à la fin du siècle.

François Vallanet est né à Auzances (Creuse) le 9 fructidor an 12 (27 Août 1804), fils de Martial Vallanet (1763-1828), cordonnier, et de Marie-Anne Grenat (1771-1802).
Après ses études de séminariste, François Vallanet reçut la cure de Saint-Agnant-de-Versillat en 1827, puis il fut nommé curé d’Azérables en 1833.
Il succéda alors au Père Etienne Denis qui, pressenti par son évêque, Mgr de Tournefort, pour être introduit dans le Chapitre de l’église de Saint-Martial, venait d’être nommé Chanoine titulaire de la Cathédrale de Limoges en 1832 à l’âge de 72 ans

Portrait de François Vallanet
(Collection privée)

A son arrivée, les paroissiens d’Azérables venaient de voir partir leur curé pour Limoges.
La paroisse était encore troublée par les tristes évènements qui avaient eu lieu deux ans auparavant quand souffla l’esprit de la révolution de 1830, lesquels avaient conduit son prédécesseur à « reprendre le chemin de l’exil » …… à La Souterraine !

Rappelons-nous !
Le Père Denis était devenu depuis son retour d’exil en Italie et sa nomination à la cure d’Azérables après le Concordat, le symbole vivant de la restauration religieuse.
Alors vicaire, il avait quitté sa paroisse en 1792 pour s’exiler en Italie, refusant de prêter serment à la Constitution civile du clergé. A son retour, il fut nommé en 1802, par Mgr du Bourg, évêque de Limoges, curé de sa paroisse et trouva une église dévastée. Sa pugnacité et son charisme allaient apporter un vent nouveau.
Dans le même temps, il avait fondé en 1806 l’esquisse d’une petite communauté de Sœurs qui apportait secours aux déshérités puis avait restauré l’Ordre du Verbe Incarné à Azérables en 1817. Cet Ordre religieux avait été fondé à Roanne puis à Lyon par la Vénérable Mère Jeanne Chézard de Matel au XVIIème siècle et fut dissout en 1790 lors de la Révolution.

Le petit monastère d’Azérables ne disposait pas encore de chapelle et les religieuses venaient quotidiennement prier à l’église de la paroisse. Les sœurs disposaient de bancs près de l’autel, derrière une cloison surmontée de grilles, places qu’elles avaient obtenues de la Fabrique.

Puis vinrent les journées de la Révolution de juillet 1830 qui renversèrent Charles X.
La commune d’Azérables se trouva à nouveau en proie à l’agitation. Un nouveau maire, M. Blanchaud Desgorces, fut nommé remplaçant Etienne Denis, neveu du Père Denis.
Il était parent de Jean-Baptiste Blanchaud, ancien curé de la paroisse d’Azérables en 1789. Il avait « jeté sa soutane aux orties en 1792 » et s’était marié !

Les sentiments d’opposition à la religion n’étaient pas tous éteints.
Certains dissidents, soutenus par le nouveau maire, se plaignaient de la présence des sœurs dans l’église qui « masquaient la vue de l’autel et de la Sainte Vierge » et ils les trouvaient trop près du chœur. Les meneurs s‘enhardissaient et proposaient même de les reléguer au fond de l’église (privé de lumière), « endroit très convenable pour les femmes de la campagne qui ne savent pas lire et se contentent de réciter leur chapelet » !

Le dimanche 6 mars 1831 au sortir de la messe, une troupe armée de haches, de marteaux et autres instruments se rua dans autres instruments se rua dans l’église, décidée à mettre en pièces le sanctuaire. L’un d’eux, plus acharné, tira un coup de fusil vers le tabernacle, jetant l’effroi.
Les religieuses et le Père Denis se réfugièrent au monastère.
Choqué par ce sacrilège et par la tournure des événements, le Père Denis préféra quitter la paroisse pour calmer les passions.
Il fit fermer l’église en précisant qu’il n’y donnerait plus de messes « avant qu’elle soit purifiée par une cérémonie expiatoire » et se réfugia à La Souterraine chez son ami, l’abbé Cazaud, pendant plusieurs mois.

Malgré les sollicitations il refusait de revenir. Alors l’idée germa d’aller le chercher en masse. Une « armée » de trois cents paroissiens se forma, munis de fourches, pelles, pioches et, tambour en tête, marcha vers La Souterraine. Le maire se porta au-devant d’eux, « Nous venons de gré ou de force chercher et ramener notre curé » dirent-ils !
Le magistrat de la ville se rendit aussi sur place, parlementa, les engageant à ne pas entrer en ville, craignant des troubles, décida de porter lui-même le « repentir de la paroisse ».
Sur ses instances et celles de l’abbé Cazaud, le Père Denis céda.
La paix était conclue et la pieuse armée triomphante ramena le Père Denis. Quelques jours plus tard, il procédait à une messe de réconciliation.

Tel était l’état de la paroisse à l’arrivée de François Vallanet.

Ces événements avaient mis en évidence l’absence de chapelle interne au monastère pour les offices des sœurs. Un petit bâtiment sommaire y fut consacré.
Ils allaient aussi hâter l’établissement de la clôture, loi essentielle à la vie religieuse dans l’Ordre.

Cette situation nouvelle semblait ouvrir au curé Vallanet les perspectives d’une certaine tranquillité et il tenta de rassembler cette paroisse divisée.

Il avait parmi ses plus fidèles paroissiens une famille qui avait acheté, peu avant 1826, un petit domaine situé au bourg d’Azérables.
Cette famille noble était originaire de Rocroy dans les Ardennes et avait émigré pendant la Révolution. Leurs biens avaient été saisis et vendus comme biens nationaux. Après la monarchie de Juillet 1830, elle quitta Versailles et s’installa définitivement à Azérables vers 1835 dans leur maison.
(bâtiments actuels de M. Henri Vallet).

Elle était représentée par M. Charles-Hubert Collardeau de Laforest, officier des armées royales qui avait dû quitter Versailles après l’exil de Charles X. Elle était composée du père, de la mère, de leur fille ainsi que de la sœur de M. Collardeau.
Tous étaient de fervents catholiques et très attachés à la Congrégation d’Azérables et au Pére Denis qu’ils avaient connu par Périne Félicité de la Hais (Delahais), épouse de M. Collardeau et amie de la nièce de Mgr du Bourg.

Le curé Vallanet était leur directeur spirituel. Il fut amené rapidement à leur prodiguer son soutien car cette famille connut chaque année un deuil : Le père, Charles-Hubert, décéda le premier à 56 ans le 27 octobre 1837. Il était ancien officier supérieur des Gardes du Roi, colonel de cavalerie (en non activité suite au changement de régime), Chevalier de Saint-Louis, officier de la Légion d’honneur.

Sa sœur, Catherine-Thérèse Marie Dieudonné le suivit et décéda le 25 janvier 1838, âgée de 63 ans. Elle était née de Nicolas Collardeau de Laforest ancien écuyer, Chevalier de l’Ordre royal militaire de Saint-Louis, capitaine de cavalerie des Gardes du Roi, époux de « Dame » Marie Catherine Collardeau (d’une autre branche).
Très pieuse, elle avait été effrayée par la Révolution et elle avait émigré. En 1826, une rente civile de 1100 francs lui fut attribuée à titre de réparation. Les Annales précisent qu’à sa mort, François Vallanet « ne voulut pas l’enterrer sans un signe distinctif tant il était persuadé que Dieu la glorifierait tôt ou tard aux yeux des fidèles ».
Puis la fille suivit sa tante : AnneMarie Louise, Thérèse, Caroline (prénom usuel) Collardeau décéda le 26 mai 1839.

Caroline avait fait part au curé Vallanet qu’elle aspirait à devenir religieuse, mais le curé ne l’y engageait guère. Après sa mort, bien prématurée, à 19 ans, sa mère découvrit dans ses papiers la formule du vœu temporaire qu’elle avait fait et qui serait sans doute devenu perpétuel si le curé Vallanet ne s’y était opposé.
Les célébrations des obsèques de cette famille furent toujours empreintes d’une grande solennité.

Mme Périne Félicité Collardeau resta seule à Azérables. Elle entretenait une correspondance depuis son adolescence avec la nièce de Mgr du Bourg. Son amie deviendra la Fondatrice de la Congrégation du Sauveur. L’une et l’autre avaient aspiré à faire leurs vœux et pour devenir religieuses, s’étaient tournées un moment vers le Père Denis au cours des premières années de la communauté des Filles du Verbe Incarné.

Mais Périne ne devint pas religieuse, elle s’était mariée à Versailles.
Le curé Vallanet eut l’occasion, bien des fois, de constater sa piété et le secours qu’elle apportait à la paroisse.

Vers l’année 1843, Périne Collardeau et à son instigation, le curé François Vallanet, se préoccupèrent de la nécessité d’assurer aux malades et aux pauvres de la paroisse les soins essentiels que ne pouvaient plus leur donner les Sœurs du Verbe Incarné depuis que la clôture était appliquée dans la Communauté. C’était une des premières missions de la Congrégation à ses débuts.

La correspondance entre la Mère du Bourg et Périne se poursuivait.
Mme Collardeau écrivit à son amie et sollicita le soutien de la Congrégation du Sauveur pour obtenir des sœurs hospitalières habilitées à exercer à l’extérieur. L’idée était généreuse mais c’était en réalité admettre au sein du Verbe Incarné d’Azérables une branche d’une autre communauté.
Le Père Denis s’y opposa avec fermeté, tout comme la Supérieure, Sœur Colombe de Jésus Denis, sa nièce, car ils craignaient d’avoir un jour à gérer une rivalité, des différents entre communautés, ou à envisager une fusion.

Il ne voulait rien de commun entre les deux communautés bien qu’il y avait une parfaite entente et même filiale entre la Mère du Bourg et le Père Denis qu’elle vénérait. Comme elle n’avait « nullement l’intention de lui porter ombrage » cette solution fut abandonnée.

Le Père Denis restait de plus en plus pénétré du besoin pour la maison d’Azérables d’avoir des hospitalières pour l’éducation et venir au secours des pauvres et des malades à domicile L’idée vint de faire des oblates, sœurs auxiliaires attachées à l’ordre mais pouvant exercer à l’extérieur. La Règle ne s’y opposait pas. Ces hospitalières n’étaient appelées qu’à des vœux simples et temporaires et déchargées de tout ce qui avait trait à la Règle claustrale. Elles n’avaient pas de voix actives ou passives au Chapitre pour les élections.

Dès 1845, les premières sœurs hospitalières furent formées à la maison d’Evaux et deux d’entre elles envoyées à Azérables. Personne ne s’était trompé sur la nécessité d’avoir dans ce « désert social et médical » des personnes dévouées à cette mission. Les Annales disent des sœurs « qu’elles ne tardèrent pas à être des idoles de la population des campagnes » tant la misère était grande.

Quand surgit la Révolution de 1848, une grande effervescence régnait à Azérables. La communauté n’eut pas à subir d’avanie, mais au presbytère, le curé était devenu le cœur de cible des « révolutionnaires » drabléziens. François Vallanet était sans doute apprécié par certains côtés mais il avait contre lui de vives oppositions et même des haines farouches.

Nous savons qu’une demande de déplacement avait été adressée à l’Evêché en 1847, (il nous restera à en connaitre les raisons).

Les évènements se précipitèrent le dimanche suivant la proclamation de la République : une foule houleuse s’assembla sur la place de l’église. Quelques paroissiens se rendirent néanmoins à la messe ainsi que les deux sœurs hospitalières qui étaient fortes de la sympathie des familles pour les soins qu’elles leur apportaient.

Pendant tout l’office on entendit des coups de sifflets sans interruption. Après la cérémonie, la foule se fit de plus en plus menaçante, le curé tenta de regagner son presbytère sous les insultes des manifestants.

Plan napoléon 1826 : Le presbytère était face à la porte ouest (clocher)

Craignant que l’on fit un mauvais sort au curé, les deux sœurs voulurent se porter à sa rencontre pour l’accompagner jusqu’à la porte de son presbytère et le mettre en sécurité.

Depuis le seuil de l’église, elles entendirent sous les cris, la voix du curé Vallanet dans la masse des hommes assemblés, vociférant, bâtons levés. Se frayant un chemin dans la foule en fureur, elles le rejoignirent dans la mêlée alors que pleuvaient sur lui, insultes, outrages et coups. Elles tentèrent courageusement de « l’exfiltrer » en lui demandant de renoncer à toute résistance inutile. Leur détermination déconcerta les agresseurs du curé et elles l’entrainèrent vers sa maison, choqué. Certains, plus exaltés, trouvant cette intervention intempestive, restaient menaçants sur leur parcours puis, peu à peu, ils se retirèrent.

Cette scène tumultueuse et haineuse rappela au curé Vallanet les événements vécus en 1832 par le Père Denis. Les menaces qui lui avaient été proférées faisaient craindre pour sa vie. Alors, comme le fit le Père Denis, il quitta la paroisse et se réfugia à La Souterraine pour se mettre en sécurité.

Pendant neuf mois il espéra que ses paroissiens viendraient aussi le chercher, mais il attendit en vain ! Alors, résigné, il retourna à Azérables, mais les esprits étaient loin d’être calmés, l’accueil qui lui fut fait l’engagea à reprendre aussitôt son chemin de retour. Quelle déconvenue !

Pendant plusieurs mois l’église resta sans curé et fut fermée. Puis arriva le temps où il reprit ses fonctions dans la paroisse, peut-être sous l’intercession du chanoine Denis.

Ce dernier avançait courageusement en âge et avec ses infirmités, malade, il demanda en 1849 à Mgr de Tournefort à revenir finir ses jours à Azérables et il y retrouva ses religieuses. Un appartement, séparé en raison de la clôture, lui avait été aménagé.

De son côté le curé Vallanet continuait à servir. Nous le retrouvons ainsi dans deux événements majeurs dans la paroisse.

Le Père Denis avait conçu un projet, celui d‘être inhumé auprès de ses religieuses dans le parc de la Communauté. Il fut autorisé à y faire sa sépulture et il y fit construire son caveau surmonté d’une petite chapelle au pied de la motte féodale devenu le cimetière des religieuses.

La bénédiction de cet oratoire et du tombeau eut lieu le 24 août 1852 par Mgr Bernard Buissas, évêque de Limoges assisté de Jean Baptiste Léopold Dissandes de Bosgenet, vicaire général, du chanoine Denis, de François Vallanet curé d’Azérables et des Religieuses du Verbe Incarné.

Le 13 novembre 1856, le Père Denis, assisté dans ses dernières heures notamment par sa nièce Sœur Colombe de Jésus Denis, ancienne supérieure de la communauté, décéda à l’âge de 96 ans.

Ses obsèques furent célébrées le 15 novembre 1856 en présence du curé Vallanet, d’un très grand clergé ainsi que d’une immense assistance de paroissiens et de personnalités civiles, tant son aura rayonnait dans la région.

Les années suivantes se déroulèrent sans heurts au rythme des actes de catholicité au sein d’une population qui s’accroissait.

Le 25 mai 1860, Mme Périne Félicité Delahais, veuve de Charles Hubert Collardeau, décédait, âgée de 72 ans. Elle avait perdu toute sa famille et était restée profondément affligée par la perte de Caroline, sa fille unique, à 19 ans. Les trente années qui suivirent elle se consacra au soutien des autres avec une grande générosité et un dévouement remarquable.
L’amitié que lui portait la Mère du Bourg du Sauveur lui avait permis d’atténuer sa douleur.

Le curé Vallanet l’appréciait et connaissait sa piété et sa générosité. La cérémonie de ses obsèques fut empreinte d’une forte émotion et d’une grande solennité devant une commune rassemblée.

Elle légua tous ses biens à l’Association des sœurs du Verbe Incarné comme communauté hospitalière et enseignante, par testament du 1e novembre 1859, legs autorisé par décret impérial le 6 novembre 1867 à charge « d’affecter trois sœurs de son Ordre à l’instruction gratuite des jeunes filles pauvres de cette paroisse ( tant qu’il ne sera pas établi d’école publique de filles dans la commune d’Azérables, à la visite des malades pauvres et à la tenue d’une pharmacie dont le produit sera consacré au soulagement des malheureux.

Les biens furent vendus au fur et à mesure pour leurs missions. Les terrains face à la place furent construits et développèrent le bourg.

Le 24 avril 1864, François Vallanet, célébrait, en l’église Saint-Georges d’Azérables, le mariage de sa nièce Anne Vallanet qui habitait alors au bourg avec Jean-Baptiste Guillerot, notaire venant du Dorat.

C’est la dernière mention que nous avons pu relever avant le décès de François Vallanet, survenu à Azérables, le 21 septembre 1865 à l’âge de 61 ans.

Le prêtre qui fit la célébration des obsèques nous est inconnu. Il est probablement d’une paroisse voisine (Il reste à l’identifier). Son frère cadet Jean-François (56 ans) et Michel Vallanet (31 ans) son neveu, négociants à Auzances, assistaient à la cérémonie.

Il avait souhaité être inhumé dans le cimetière d’Azérables. Sa stèle en pierre de lave se démarque des autres tombes. Elle rappelle la terre de son enfance, les Combrailles et la chaîne volcanique des puys. Le calice qui y est sculpté, supporté par des ailes d’anges, semble annoncer son départ pour d’autres cieux à l’issue de son ministère.

Les sacerdoces du Père Etienne Denis et du Curé François Vallanet ont couvert près de trois quarts du XIX e siècle et la vie d’une commune ébranlée et divisée par la transition vers un nouveau monde épris de liberté et d’égalité.
Ces deux prêtres ont chacun leur histoire sur deux époques différentes.
L’une appartient à la fin de l’Ancien Régime, à celle des Martyrs de la Foi pendant la Révolution et à la restauration religieuse, l’autre au nouvel élan religieux qui marque le milieu du XIXème siècle pour conforter la foi traditionnelle face aux pensées rationalistes et au libéralisme qui fermentaient, prémices d’une République laïque et de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Leurs parcours ne peuvent se comparer mais à l’évidence leur vie fut attachée à la fraternité.

La cure d’Azérables fut ensuite attribuée à François Couraud dès 1865 et jusqu’au 19 septembre 1875 date à laquelle il fut appelé à la cure de Gentioux-Pigerolles.
C’est lui qui bénira la cloche fondue à Azérables en 1867 ; son nom y est inscrit. Elle porte la mention « + L’an 1867 j’ai été fondue et bénite.
Ma donatrice étant Mme M. P. de Lahais, veuve Collardeau de la
Forest. »
Elle a été restaurée et réinstallée en 2015 par la Municipalité.

SOURCES :

  • Registres paroissiaux et d’état civil
    Azérables et Auzances.
  • Arch dép. 23 et 87 et plan Napoléonien 1826
  • Abbé Penaud -ouvrage 1885
  • Curé C. Ragon – ouvrage 1916
  • Annales de la Congrégation du Verbe Incarné
  • Divers : Fonds de l’Evêchè et Géneanet

Jacky MARCELOT Octobre 2019

LA BAZONNNERIE LA CHARDONNERIE

LA MYSTÉRIEUSE ÉNIGME D’UN CHÂTEAU OUBLIÉ RÉSOLUE !

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Dans l’ouvrage édité en 2011 « Azérables, huit siècles d’histoire autour de la motte féodale » nous avions consacré quelques lignes aux ruines d’un bâtiment situé dans le bois de La Chardonnerie, à proximité de La Bazonnerie, communément désignées comme vestiges du « château de La Bazonnerie ».
L’importance de ces ruines au sein de la végétation et sa structure entourée de fossés donnaient l’apparence d’une demeure seigneuriale fortifiée dont l’origine moyenâgeuse n’était pas douteuse. Abandonnée, visiblement depuis des siècles, elle suscitait d’autant plus la curiosité qu’aucun des historiens régionaux érudits, archéologues de leur temps, ne l’évoquait. Elie de Beaufort qui, dans ses excursions archéologiques vers 1862, en homme de terrain, avait « disséqué » notre région, n’y a pas fait allusion. Aucun autre recoupement avec des bribes d’histoire locale n’avait permis de dévoiler ce site. En 1998, MarieHélène Terrier, dans une étude documentée sur les bois et forêts de l’Abbaye d’Aubignac (SaintSébastien), avait relevé un acte de donation daté de 1286, d’un mas par une famille Chardon, près de Rhodes et Jeu, sans pouvoir le situer (1).
Le mystère restait donc entier.

Nous nous sommes replongés dans le fonds du Cartulaire de l’Abbaye d’Aubignac, fondée en 1138, qui renferme des documents essentiels pour l’histoire des premiers temps de notre contrée géographiquement complexe (1).
Elle est frontière entre Marche et Poitou ; limite sous l’ancien régime entre le diocèse de Bourges et celui de Limoges et, pour « simplifier », ce territoire se partageait au plan seigneurial entre la Vicomté de Brosse (Chaillac-Indre) et la Vicomté de Bridiers délimitées entre elles par la moitié de l’étang de La Chaume.
Les nombreux actes faits au profit de l’abbaye depuis le XIIe siècle étaient les seuls qui pouvaient nous être précieux et solides pour tenter d’identifier ces ruines antiques.

Un document de 1279 et celui de 1286 précité cernaient le site au plus près. Par ce dernier, Guillaume Chardon, chevalier, cédait à l’abbaye d’Aubignac les droits qu’il possédait dans le lieu-dit le « Mas-Boyn », paroisse de Mouhet, près de Mazou, jouxté par les chemins publics de Mouhet à Rhodes, et de Mouhet à Jeu, et enfin par la terre du Mas-Juzant, « inter viam publicam qua tenditur de Meheto apud Rhodes ex una parte et viam publicam qua tenditur de Moheto apud Jocum seu jou ex alia et terram de Masso Juzan ex altera » (2).

En prenant pour repères les lieux évidents que sont Mazou, Mouhet (Moheto), Rhodes, Jeu (Jocum) et Montjuan (Masso-Juzant), on détermine un espace précis pour situer le Mas-Boysi (mas boisé ?). Il devait donc être situé en bordure d’un massif forestier que possédait alors la famille Chardon en 1279 à proximité, sur lequel nous reviendrons.

A ce stade, nous pouvons attribuer à ce lieu une origine seigneuriale, une datation (1286) et un nom : le « Mas Boyn » (à notre humble lecture du parchemin latin), plutôt Le MasBoysi selon la transcription du Cartulaire d’Aubignac par les Archives, nom que nous conserverons.
Les bois des Chardon étaient implantés dans une zone de communaux allant de Beauvais à Lignat, empiétaient sur Mouhet, tiraient vers Beaumont sans y inclure la forêt de « BelloMonte » – La forêt au Compte- et côtoyaient l’abbaye d’Aubignac à laquelle ils avaient cédé des portions que les moines exploitaient et défrichaient pour leurs besoins dans le respect d’une nature nourricière comme ils le faisaient par ailleurs dans la gestion de l’eau.

Plusieurs propriétaires nobles (familles Chardon, Pot, de Brosse, Porret) se partageaient cet espace boisé (entre autres, La forêt Bâtée, le bois des portionnaires ou le bois Chaperon) (3) et comme les Chardon donnaient des droits à l’Abbaye en « bons bienfaiteurs » pour avoir leur sépulture dans l’abbaye et pour que les moines prient pour le repos de leur âme.

Nous savons que les parents de Guillaume Chardon étaient inhumés dans l’abbaye d’Aubignac, « faveur » en rapport avec ce qu’ils avaient déjà concédé à l’abbaye sur ce territoire avant leur fils Guillaume.
Parmi les litiges fréquents avec l’abbaye, nous relevons une sentence arbitrale de 1274 rendue par Raoul Pot, chevalier et baron d’Argenton, entre noble homme Hugues de Brosse, chevalier, seigneur de Dun de Châteauclos (il l’était aussi d’Azérables) et les religieux d’Aubignac, sur leurs droits respectifs dans le bois communément appelé d’Aubignac-Chardon, « in nemore quod vulgaliter vocatur albiniacum chardons »
Ce nom s’est ensuite vulgarisé puis maintenu sous l’appellation Boischardon (4).

La famille Chardon possédait aussi, plus à l’ouest , d’autres biens comme l’atteste un acte de 1279, par lequel Hugues, vicomte de Brosse, renonçait au profit des religieux d’Aubignac aux droits qu’il prétendait avoir sur les hommes de ladite abbaye, demeurant à l’Auberthe, paroisse de Mouhet où elle y possédait une grange (exploitation agricole, sorte de ferme modèle) et sur certaines terres labourées ou non, que ledit vicomte de Brosse « soutenait âtre dans la dépendance de la forêt de Chardon, dans la même paroisse.

Hugues de Brosse reconnait donc que Chardon y détenait une forêt et qu’il avait prétendu à tort que ses terres étaient dans la « dépendance de Chardon », paroisse de Mouhet.
C’est sur ce site que Guillaume Chardon céda en 1286 les droits qu’il possédait sur le Mas Boysi et accorda des libéralités aux religieux comme le firent ses parents.
Il attribua à l’abbaye des terres cultivées et non cultivées (terris cultis et incultis) ; des prés (pratis); des pâcages (pascuis) ; le droit de terrage (terragiis) : redevance levée par un seigneur sur les produits de la terre ; le droit de cens (censibus), redevance annuelle, foncière et perpétuelle due par celui qui possède la propriété utile d’un fonds ; le droit de pâture dans les bois (nemoribus) et diverses autres choses qui relevaient de ses droits féodaux.
Il n’existe aucune autre exploitation tirant vers la grange de l’Auberthe et entrant dans le périmètre figuré par la donation de 1286.

L’analyse nous conduit donc à déduire que nous sommes sur la dépendance de la forêt des Chardon et en présence des vestiges du Mas-Boysi.

On remarquera aussi que le bois dit « Bois de la Chardonnerie » porte le patronyme des Chardon, tout comme le hameau de La Chardonnerie à proximité, ce qui, à l’évidence, corrobore le lieu avec la donation de Guillaume Chardon.
La Chardonnerie et La Bazonnerie, pourtant situées dans le périmètre immédiat ne sont jamais citées à cette période. Elles nous apparaitront donc de fondation postérieure à l’acte car s’y étant développées progressivement, à proximité du Mas Boysi (ou par extension), à la faveur des défrichements et des zones mises en culture (5).
L’abbaye d’Aubignac dut faire exploiter le Mas Boysi, au moins au début, par « ses hommes » telle que l’exprime la sentence de 1279. Puis, elle dut procéder à des arrentements et donner les biens à rentes à des tiers moyennant redevances (argent ou avantages en nature), sorte de fermage.

Le Mas-Boysi :
Ses ruines jouxtent un chemin de terre communal ouvrant vers La Bazonnerie et sont aujourd’hui dans le bois en limite d’une prairie en contrebas. On relève en bordure du chemin et du pré les vestiges d’un petit « bassin » (abreuvoir ?) pouvant provenir d’un point d’eau ancien. A proximité, un ruisseau, en eau, prend source sur le versant SudOuest et traverse le chemin.
On découvre sous une couverture de mousse et de capillaire des murailles, les ruines d’un bâtiment construit en pierre de petit appareil en forme de rectangle de plus de dix mètres de long, lequel comporte à l’intérieur plusieurs murs de séparation sans que l’on puisse, en absence de fouilles, leur attribuer une fonction. Il est protégé par des fossés bien marqués sur trois côtés et qui devaient être encore plus profonds qu’ils n’apparaissent. Pas de fossé sur le côté Est où devait se situer l’entrée principale dirigée vers les bois faisant sans doute office de protection naturelle. On constate sur ce côté, l’existence de deux restes de petits bâtiments en saillies séparés entre eux par un « passage » assez étroit. Faut-il y voir un portique d’entrée et des constructions annexes à vocation agricole ?
Nous avons relevé dans la construction le remploi de morceaux de tuiles galloromaines, pratique courante au médiéval. (Signalons une importante villa gallo-romaine à proximité de la Chardonnerie : la « villa des Chez », sur le domaine de Lascoux, dont Elie de Beaufort a décrit les vestiges (6).

A l’opposé du fossé adossé au chemin, on remarque une excavation large et profonde dégagée sur le versant boisé qui nous interpelle (carrière, ancienne réserve d’eau ?).
Pour autant, la topographie du lieu laisse penser que les fossés étaient à sec et n’avaient qu’une fonction protection simple, sans doute palissadée vu son origine ancienne.

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Au Mas Boysi, l’équipe archéologique de la MJC de La Souterraine (avec Philippe Rousseau) avait entrepris, il y a une quarantaine d’années, un relevé topographique et engagé un sondage de fouilles à l’intérieur. Les pierres dégagées dans un angle du bâtiment laissaient apparaitre les substructions des murs encore hauts de deux à trois mètres. Dans un mur sondé, il a été dévoilé une « niche » surmontée d’un linteau en granit brut sans explication sur son utilisation. Aucun autre programme de fouilles n’a hélas suivi. Le site est resté intact depuis.
Sur le cadastre communal, les ruines se situent sur une parcelle de bois taillis ZC n°54, propriété de Mme Agnès Thomas du château de Rhodes, entre la parcelle ZC 55 (en prairie) et la parcelle ZC 53 (taillis) qui appartiennent à divers propriétaires locaux.

Le Mas Boysi de haute antiquité était, par les Chardon, considéré comme bien noble.

Le rattachement du Mas Boysi à la seigneurie de Rhodes est évident mais nous ne saurions toutefois le dater (7).
Pour que ce site soit encore aujourd’hui dans les biens du château de Rhodes, il est probable que le Mas Boysi ait été intégré à la métairie de La Bazonnerie qui appartenait au Marquisat de Rhodes. Intégré ? ou être à l’origine ?
Nous disposons aux Archives de la Haute-Vienne un document (Fonds Rochechouart) qui pourrait nous éclairer. Nous espérons pouvoir y trouver une réponse quand nous y exploiterons les titres de propriété de la métairie de La Bazonnerie compris entre 1403-1789 et les aveux et dénombrements de la seigneurie de Rhodes (8).

Il ne fait pas de doute que l’exploitation des terres s’y est maintenue mais qu’est-il advenu des bâtiments dont l’état de ruine est très ancien ?

Une piste possible : M. Roger Drouault (décédé en 1919), auteur de la monographie du canton de Saint-Sulpice-Les-Feuilles, avait signalé à la Société archéologique du Limousin une belle trouvaille dans une terre de la Chardonnerie : Un « trésor » composé de huit pièces d’or des rois Louis XII et François 1er qui avaient une grande valeur. Des fragments de ferrures rencontrés à côté donnaient à croire qu’elles étaient dans une sorte de bourse. Ce petit trésor avait été confié à M. Coulaud des Grands-Chézeaux qui semblait être un numismate averti.

Nous ne les détaillerons pas, sauf à signaler qu’elles avaient peu circulé et que leur identification et datation permettaient de considérer qu’elles auraient pu être enfouies, selon Drouault, vers 1544, période du passage de la fameuse bande de Gascons qui, venant du Poitou, avait dévasté la région avant de se porter sous les murs de Limoges. C’est plausible. A l’évidence, le site du MasBoysi a été abandonné de longue date et a dû subir les désolations de la guerre de Cent ans et des guerres de religion. Il n’est pas inutile de préciser que l’Abbaye d’Aubignac et la Chapelle SainteFoy (Crozant) avaient été ruinées et dévastées par les troupes protestantes à la même période.

Nous nous risquerons donc à considérer que le Mas Boysi subit de sévères destructions à cette époque, qu’il ne put s’en relever puis fut abandonné. Si les habitants ont pu survivre, ils se déplacèrent plutôt vers le village de La Bazonnerie. La densité des habitations au cadastre napoléonien y apparait bien supérieure à celui de la Chardonnerie, ce qui témoignerait d’un essor plus marqué.

Il s’est passé beaucoup de temps avant que ces ruines considérées « château à La Bazonnerie » deviennent « ruines du Mas Boysi » ! Guillaume Chardon ne saurait s’en offusquer, le village de la Chardonnerie, le ruisseau qui y coule ainsi que le bois, tous éponymes, ont toujours porté ses racines.

Au vu du testament que fit le chevalier Guillaume en 1308 (à détailler dans un autre article sur la famille Chardon), nous pourrions lui accorder une forme de reconnaissance tant sa générosité fut grande et diverse. Cependant, idéaliser le « bon » chevalier, ce serait oublier l’asservissement des paysans qui travaillèrent Le Mas-Boysi et leur triste condition de serfs, considérés « propriété privée du seigneur » pour lequel ils n’étaient que « des outils vivants », accablés en outre par les redevances.

1286- 1789 : Il faudra attendre cinq siècles douloureux avant que les choses commencent à changer avec la nuit du 4 août 1789 et l’abolition des privilèges et avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789.

1286-2019 : Nous avons voulu faire sortir Guillaume Chardon et le Mas Boysi de l’anonymat. Ces ruines ne sont pas que la résurgence de temps lointains, elles portent aussi l’empreinte d’un chevalier chevauchant dans les bois.

Si vous vous aventurez sur le chemin du Mas Boysi dans la brume du soir et que vous entendez résonner le son furtif des sabots d’un cheval et un cliquetis d’une armure, prenez garde, C’est le chevalier Guillaume qui veille toujours sur son territoire.

SOURCES ET NOTES :
(1) Archives Creuse- H 251 – Fonds Abbaye d’Aubignac H 233-283). – M-H Terrier in Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse- 1998.
(2) L’acte le situe dans la paroisse de Mouhet et non sur celle d’Azérables Limites paroissiales floues pour les greffiers. Ainsi Mazou, dans un autre acte, relevait à tort d’Azérables. L’établissement des terriers (recueils de titres et redevances seigneuriales) et les arpentements sont postérieurs. Autre situation : L’âge du Mont avait un pied en Poitou et l’autre en Marche et relevait au plan religieux, pour les actes de catholicité, alternativement des paroisses d’Azérables ou de Bazelat, selon les années paires ou impaires.
(3) A l’instar de Gabriel Martin dans un article en 1898 sur les moines cisterciens et l’agriculture( MSSNAC t.VIII) certains voyaient dans ce territoire les derniers vestiges de la vieille forêt gauloise qui englobait la forêt du Faisceau, remontait en bandes plus ou moins discontinues vers Chantôme, Saint-Sébastien, Glatignat ( création du hameau sur les défrichements au XVe siècle), pour rejoindre la forêt de Saint-Germain désignée alors « forestam de Versilhac » ; l’ensemble formant une sorte de frontière naturelle entre les pays de Bituriges ( Berry ) des pictons ( Poitou) et des Lémovices ( Limousin).
(4) Le Boischardon est entré dans l’actualité ces derniers mois : il y pousse d’inesthétiques et controversables éoliennes qui ne manqueraient de jeter le trouble sur la quiétude et les prières des moines de l’abbaye d’Aubignac s’ils étaient encore sur leur territoire ! Le vent tournera bien un jour en faveur d’énergies plus respectueuses des paysages !
(5) Le bois de la Chardonnerie et La Forêt au Comte constituaient deux massifs importants pour qu’un garde forestier y soit nommé, pendant La Révolution afin de les protéger des dépravations, comme biens nationaux, saisis sur les émigrés. Chardeboeuf de Pradet et Marie-Victoire Bourcher, veuve du vicomte de Rochechouart, condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire le 3 Floréal an II).
(6) Recherches archéologiques dans les environs de Saint-Benoit du Sault, pp. 227-229 Ed. 1997 Librairie Guénégaud.
(7) Il était fréquent pour les seigneurs voisins d’intégrer dans leur apanage des biens de qualité noble (même en ruines) pour agrandir leurs fiefs, y ajouter des droits et quelquefois un nouveau titre à leur patronyme. Nous prenons l’exemple des seigneurs de la Chaume qui dans leurs aveux et dénombrements de leur fief y intégraient « La motte du Theil qui voulait être un lieu fort » En effet la motte est demeurée comme un symbole féodo-vassalique.
(8) Archives de la Haute-Vienne- Fonds Rochechouart -1 E 3/248 –

Jacky MARCELOT DR 27/10/2019

Eglise romane

Avec ses curieux contreforts et fortifications du XIVème et XVème siècle, elle est classée monument historique et a fait l’objet d’une restauration complète par la Direction Régionale des Affaires Culturelles.

Tumulus

Au Theil ainsi que dans le parc de l’ancienne maison de retraite.

Chapelle du parc des Sœurs

Monument intégré récemment ans le patrimoine communal

Chapelle au village Montjuan

Des ruines de l’ancien château de Montjuan, il ne reste plus que la chapelle XVème, inscrite à l’inventaire des monuments historiques. Elle possède deux travées voûtées d’ogives, une porte en accolade en pierre calcaire, ornée au tympan d’un écusso chargé d’une rose à six feuilles, armes de la famille de Montjuan.
De cette seigneurie dépendait le Manoir des Genêts, logis rectangulaire du XVIème, à un étage, flanqué d’une tourelle d’escalier. Ce logis de ferme et ce manoir font actuellement l’objet d’une réhabilitation par les propriétaires.

Le lavoir

Stèle

Dans le bourg, une stèle est érigée en l’honneur des frères de Bostquénard.

Le mur des Brosses

Dans un décor sauvage, le Mur des Brosses situé à proximité du village du même nom, présente un intérêt touristique et historique. Il s’agit d’une espèce de verrue géologique de faible étendue qui présente un amas chaotique de rochers dominant un délicieux paysage, l’étang de la Chaume.